Bain de culture amérindienne
2004/06/05
Le Devoir
Caroline Montpetit

Leur histoire a ses racines dans la nuit des temps et se poursuit dans la modernité, parfois douloureusement, sous une culture dominante. Le festival Présence autochtone, qui se déploiera une fois de plus à Montréal, du 10 au 21 juin prochain, est l'occasion de plonger dans l'univers des autochtones, qui parcourt l'Amérique du nord au sud, de saisir une partie de son histoire, mais aussi sa réalité d'aujourd'hui et les vastes enjeux, politiques et sociaux, qu'elle soulève.

Pour sa 14e édition, le festival rendra hommage à au moins deux cinéastes qui ont largement contribué à la diffusion de la culture amérindienne. Au premier chef, mentionnons Arthur Lamothe, passionné du cinéma direct, auteur de nombreux films à caractère ethnographique, dont on présentera une rétrospective le lundi 14 juin. Le programme comptera 10 documents inédits, dont certains dévoileront les expériences d'une femme nomade, les secrets de la pratique de la scapulomancie, une conversation avec le Caribou légendaire, un réquisitoire contre le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien ou encore un exposé sur les langues algonquiennes.

Le festival propose aussi une rétrospective des oeuvres du cinéaste cheyenne-araphao Chris Eyre, qui a notamment signé Smoke Signals en 1997 et dont on présentera le dernier-né, intitulé Edge of America, l'histoire d'une équipe de basketball navajo menée par un enseignant afro-américain, qui propose un amalgame du «fatalisme navajo et de la rage de vaincre des ghettos». Ce film sera présenté le 11 juin à 18h30, au cinéma de l'ONF.

Pour plus d'information, le site Internet : www.nativelynx.qc.ca